Warrior Saison 1 : Critique & Opération Coup de Poings !
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Warrior Saison 1 : Critique & Opération Coup de Poings !

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Warrior Saison 1 : Critique & Opération Coup de Poings !

L’été débarque, et avec lui, la possibilité de rattraper films et séries loupés quelques mois plus tôt. On en profite par conséquent pour vous recommander Warrior. Créée par un des papas de BansheeWarrior est une des dernières productions de Cinemax, diffusée sous nos latitudes par OCS. Le showrunner Jonathan Tropper y développe un concept imaginé jadis par Bruce Lee et exhumé par sa fille Shannon Lee, afin de proposer un divertissement d’action éminemment aventureux et ambitieux.

 

DANS LES VIEUX POTS

Pour la faire simple ? Les amoureux de Banshee demeurés orphelins après 4 saisons de bourre-pifs épiques et d’action aveuglante vont probablement prendre leur pied comme jamais. Dès les premiers instants de Warrior, on retrouve quantité des effets de style, tics d’écriture et notes d’intention des précédents travaux de Tropper.

Héros bravache, endurant, solitaire, prêt à jouer sa vie constamment, mû par un mélange de romantisme échevelé, de priapisme qui tâche et de sens inné de la justice. Un destin ordonné par une mission venue du passé, la volonté de sauver un proche et soi-même. Des camps criminels opposés, comme autant d’emblèmes de différents jeux de valeurs, redéfinissant toujours le terrain sur lequel évolue notre héros et pourvoyeurs d’innombrables scènes musclées, quelques épisodes concepts, presque décorrélés du récit central et pensés comme des hommages à de grands classiques du cinéma…

Pas de doute, on est en territoire connu. Et si la recette nous est désormais familière, force est de constater qu’elle s’avère remarquablement maîtrisée. Ici, presque chaque épisode s’avère une merveille d’équilibre, pourvoyant la dose idéale de pose, de dialogues badass, ou de bastons homériques. Il convient d’ailleurs de s’arrêter un instant sur ces affrontements : variés, élégants, extrêmement brutaux, ils poussent la logique spectaculaire de Banshee bien plus loin qu’elle n’avait jamais osé s’aventurer.

On sent que Warrior veut clairement faire de l’œil à The Raid, qui n’a pas fini d’inspirer le divertissement anglo-saxon, mais il semble très clair aussi que le show cherche aussi à marquer à la culotte des productions telles que Bad Lands, qui ont repoussé la limite du spectacle martial télévisé. Au-delà du soin maniaque apporté aux chorégraphies et de la jubilation générée par les innombrables fights, la volonté d’inscrire ceux-ci dans un environnement stimulant est extrêmement appréciable.

En effet, la direction artistique est extrêmement luxueuse, les décors variés, et au fur à mesure des chapitres on s’étonne de noter le faste de tel plan séquence, la profondeur de telle zone, l’exploitation ludique de telle autre. À bien des égards, Warrior s’assume comme un pur terrain de jeu pour grands gamins amateurs de castagnes cosmiques.

À PIED PAR LA CHINE

Mais la série est bien loin de se limiter à un gros jeu de bourrins. En choisissant comme contexte l’immigration chinoise à San Francisco, l’avènement de Chinatown, l’intrigue s’oblige à aborder les problématiques de la diversité américaine, de son histoire contrariée, tout en embrassant une distribution presque exclusivement asiatique, laquelle pousse le récit dans des directions insoupçonnées.

On notera, dès le pilote, un très bel hommage à John McTiernan pour justifier l’usage de l’anglais, comme pour mieux indiquer que Warrior sait précisément où il va et entend aborder son récit enduit de codes d’honneur et de kung-fu avec autant d’enthousiasme que de respect pour la période et les hommes qu’il retranscrit à l’écran.

Tout simplement, le scénario prend grand soin d’interroger en permanence le point de vue qu’il adopte, afin de déplacer les clichés, de retourner quantité de stéréotypes, mais aussi de mettre le spectateur occidental dans une position qu’il n’est pas accoutumé à endosser. En témoigne l’épisode « western » qui nous fait coller aux basques de deux des personnages principaux, encerclés d’Américains caucasiens, convaincus que ces deux hommes originaires de Chine ne parlent évidemment pas anglais. Ou comment confronter le public occidental au cliché de l’Asiatique taiseux, véhiculé par des décennies de films et par les stéréotypes persistants du racisme ordinaire.

Entre deux twists efficaces, une paire de bastons chorégraphiées avec une précision euphorisante et une petite scène de fion avec plein de sueur dedans, l’intrigue étonne donc, parvenant avec une facilité déconcertante à hybrider les genres et les héritages esthétiques.

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The Witcher : La série Netflix qui risque de détronner Game of Thrones

Alors que la saison 1 de la nouvelle série de Netflix, The Witcher, avec Henry Cavill dans le rôle de Geralt de Riv, est attendue pour le 20 décembre prochain sur la plateforme de streaming, quelques chanceux ont pu voir les premiers épisodes.

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The Witcher : La série Netflix qui risque de détronner Game of Thrones

Adaptation de la saga littéraire éponyme du polonais Andrzej Sapkowski, The Witcher semble être une véritable réussite à en croire les premières impressions. Au point que pour certains journalistes, le travail effectué par la showrunner Lauren Schmidt Hissrich permettrait de faire oublier Game of Thrones dont le final n’avait pas forcément séduit tous les fans de la série de HBO.

« Oh je dirai ça les scènes de combat dans The Witcher font passer celles de Game of Thrones pour des disputes entre deux mecs bourrés dans un bar. »
« Je dois admette qu’en tant qu’énorme fan des livres, j’étais inquiet, mais Lauren Schmidt a fait un boulot incroyable pour nous raconter cette histoire. Ce qui aide aussi, c’est que le casting est incroyable ! Et Henry Cavill est juste… wow ! »

La question du casting est également abordée par WitcherPodcast qui souligne l’excellente prestation d’Anya Chalotra qui incarne Yennefer et MyAnna Buring en Tissaia.

« Je viens de voir les premières images de The Witcher pour Netflix et je dois avouer que j’ai aimé ! J’aurai beaucoup de choses à dire une fois l’embargo levé mais c’est bien casté, structuré intelligemment et bien rythmé. De la fantasy pulp solide. »

Même avis pour Nerdy-basement concernant le casting et la prestation de Cavill en Geralt de Riv qui est parfait. Le site explique que l’acteur a vraiment compris le personnage et souligne la qualité de sa voix et de son langage corporel.

Enfin, pour le journaliste de RTL, Aymeric Parthonnaud, la série The Witcher « a vraiment une âme » et il félicite la créatrice du programme pour son formidable travail :

« J’ai vu les deux premiers épisodes et voilà ce que je peux en dire : il y a des scènes de joutes à l’épée merveilleuses comme je n’en ai jamais vues. J’ai déjà ri et pleuré deux fois. Ne soyez pas inquiets, vous avez fait un travail formidable. Cette série a vraiment une âme. Je suis impatient de pouvoir savourer le reste. »

Bien évidement, il ne s’agit là que d’avis et d’impressions. Attendons de voir les critiques attendues après la diffusion de la série. Et pour vous faire votre propre avis, rendez-vous le 20 décembre prochain sur Netflix pour découvrir The Witcher.


Source : hitek.fr

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